Diagnostic

Justification d’un traitement physiothérapeutique

Il existe de nombreuses indications pour une physiothérapie chez un enfant:

Arthrogryposis multiplex congenita

L’arthrogrypose congénitale multiple, ACM, est une forme congénitale de raideur articulaire. Elle peut affecter une ou plusieurs articulations et sa gravité peut varier considérablement, de légère à grave. L’ACM est rare et, par conséquent, l’expérience en matière de traitement est généralement limitée.

La physiothérapie joue un rôle important dès la naissance de l’enfant atteint de ACM. Plus la physiothérapie est commencée tôt (idéalement dès la naissance), plus elle est efficace, car les structures (muscles, tendons, ligaments, capsules articulaires, fascia) peuvent encore être mobilisées facilement.

Il est ainsi possible de prévenir des raideurs articulaires prononcées.

La physiothérapie pour ce tableau clinique est complexe et intensive. D’une part, il s’agit de mobiliser les structures concernées pour améliorer la mobilité des articulations et permettre à l’enfant de les utiliser activement dans son développement moteur. Parallèlement il faut créer des opportunités d’expériences de mouvement pour avancer dans l’apprentissage moteur. Selon le degré de raideur articulaire et les capacités motrices des enfants, ceux-ci sont dépendants d’aides auxiliaires. La physiothérapie est un partenaire important de l’orthopédie et de la technologie de réadaptation. Une tâche particulière et importante pour les physiothérapeutes pédiatriques, est le partenariat et le soutien de la famille, du transfert de connaissances jusqu’aux instructions pratiques et à l’encadrement.

Vous trouverez une description plus détaillée de l’ACM dans notre bulletin numéro 37 (LIEN).

Il existe des physiothérapeutes pour enfants spécialisées dans le domaine des malpositions articulaires complexes, comme l’ACM. Dans la fonction de recherche de thérapeutes dans physiopaed, cette spécialisation n’est pas spécifiquement signalée. Il est préférable de demander directement à la physiothérapeute pour enfants de votre région si elle a de l’expérience dans ce domaine.

Douleurs musculosquelettiques chroniques

Les douleurs qui persistent pendant plus de 3 mois ou qui durent plus longtemps que le temps généralement nécessaire pour guérir d’une blessure ou d’une maladie sont dites chroniques selon l’IASP (International Association for the Study of Pain)

Elles peuvent être constantes ou récurrentes et varier considérablement en intensité, en localisation ou en qualité. Contrairement à la douleur aiguë, qui nous avertit des dangers et indique une lésion tissulaire, la douleur chronique n’a pas cette fonction d’avertissement et devient une véritable maladie. Les douleurs chroniques peuvent survenir en relation avec d’autres maladies, mais souvent elles commencent sans raison apparente. Elles ont toujours des composantes biologiques, psychologiques et sociales. Celles-ci doivent être reconnues et prises en compte dans le traitement.

De plus en plus d’enfants et d’adolescents souffrent de douleurs chroniques. Le plus souvent, ils souffrent de maux de tête chroniques, suivis des douleurs abdominales et musculosquelettiques. Les filles sont touchées un peu plus fréquemment que les garçons et le nombre de patients augmente avec l’âge (pic à 14 ans). Les enfants et les adolescents souffrant de douleurs chroniques peuvent être gravement affectés dans leur qualité de vie et dans leur développement personnel, social et scolaire.

Dans la mesure du possible, les enfants et les adolescents souffrant de douleurs chroniques doivent être traités par des spécialistes qualifiés au sein d’une équipe interdisciplinaire. Cette équipe devrait toujours comprendre un spécialiste de la douleur, un psychologue pour enfants et, pour les douleurs musculosquelettiques, un physiothérapeute.

L’objectif de la physiothérapie est de permettre aux enfants et aux adolescents de retrouver les activités et les fonctions perdues et de mener une vie active malgré la douleur.

Afin d’atteindre ces objectifs, le physiothérapeute procédera, au début du traitement, à une évaluation de la douleur afin de déterminer objectivement la déficience fonctionnelle, l’atteinte et le degré de déconditionnement. Sur la base des résultats, des objectifs thérapeutiques individuels et vérifiables sont fixés avec l’enfant ou l’adolescent et sa famille. La première étape consiste en une éducation de la douleur adaptée à l’âge. L’enfant ou l’adolescent apprend à comprendre sa douleur. Il apprend comment la douleur survient et ce qu’il peut faire pour y remédier. Vient ensuite un programme d’exercice actif qui peut être établi avec le patient et contrôlé. Les exercices d’endurance améliorent la condition physique générale et tentent de transmettre une sensation corporelle positive.

La fin de la thérapie doit être soigneusement planifiée. L’enfant et sa famille doivent recevoir des instructions précises sur la manière dont ils doivent se comporter en cas de récidive et sur comment se prendre soi-même en charge.

 

Livre pour les parents et les enfants :

Carton rouge pour la douleur

Comment les enfants et les parents sortent du cercle vicieux de la douleur chronique

ISBN 978-38497-0130-7

 

Page d’accueil et vidéo :

https://www.deutsches-kinderschmerzzentrum.de/ueber-uns/videos/den-schmerz-verstehen/

Retard de développement

Les causes d’un développement différé ou d’un retard de développement sont très diverses. Les questions relatives au développement impliquent souvent la distinction entre « correspondant à l’âge » et « non correspondant à l’âge », ce qui, dans le langage courant, est souvent réduit à « normal » ou « pas normal ».

Le développement de l’enfant suit des lois biologiques, selon un plan de développement hérité. L’enfant passe d’une étape de développement à l’autre (à de petites exceptions près). L’enfant met immédiatement en pratique tout ce qu’il apprend. Dans ce domaine, l’enfant peut être encouragé ou au contraire inhibé. Il a besoin de soutien pour lui offrir l’espace et les opportunités nécessaire à son développement.

Au cours des premières années de leur vie, de nombreux enfants présentent des particularités dans leur développement. La reconnaissance précoce des anomalies de développement a lieu, par exemple, chez le pédiatre au cours des contrôles périodiques à l’âge de 1, 2, 4, 6, 12, 18 et 24 mois, et à 4, 6, 10, 12 et 14 ans. Si, à un moment donné, on soupçonne un retard de développement, l’enfant est soumis à un diagnostic détaillé du développement.

L’évaluation se fait par une collaboration interdisciplinaire entre spécialistes en médecine, en éducation spécialisée et en psychologie. (Médecin, physiothérapeute, ergothérapeute, orthophoniste, professeur d’éducation spécialisée, psychologue)

Dans la petite enfance, on observe souvent des retards dans le développement moteur, le développement de la parole et du jeu.

Les enfants sont également très différents dans le développement de leurs capacités sensitives. Il existe des voies et des types de développement inhabituels, qui ne conduisent de loin pas tous à un handicap.

Si un retard dans le développement de la motricité (motricité globale et/ou fine) est suspecté, le pédiatre peut prescrire un examen chez une physiothérapeute pédiatrique. (Prestation obligatoire de l’assurance de base).

La physiothérapeute pédiatrique est capable de déterminer le stade de développement sur la base de tests de capacités motrices en observant la quantité et la qualité des séquences de mouvements.

La physiothérapeute soutient l’enfant en fonction de son âge et de son niveau de développement et conseille les parents/la personne de référence pour poursuivre ce soutien dans l’environnement familial.

La physiothérapeute pédiatrique prend contact avec le pédiatre prescripteur si elle estime que des examens supplémentaires (par exemple de neurologie ou de génétique) sont nécessaires.

Ceci en accord avec les parents.

Naissance prématurée

Un bébé prématuré est un enfant né avant la 37e semaine de grossesse. En Suisse, environ 7 % des nouveau-nés naissent prématurément, la plus grande partie des enfants ayant entre 32 et 36 semaines de gestation.

Les bébés prématurés peuvent avoir des difficultés à réguler les fonctions corporelles (respiration, température, glycémie, etc.), à faire face à la gravité ou à des stimuli externes tels que les changements de position, le bruit et la lumière. Ils doivent aussi apprendre à boire et à digérer. À long terme, tout cela peut avoir un effet sur la concentration, le comportement et la dextérité, mais aussi sur la motricité globale, le psychisme et les capacités sociales, émotionnelles, cognitives et linguistiques ainsi que sur la vue et l’ouïe.

La période de prématurité est la période qui s’écoule entre la naissance et la date calculée du terme. Le déroulement de cette période dépend largement du moment de la naissance de l’enfant : il y a une grande différence selon que l’enfant est né à la 24e ou à la 36e semaine de grossesse. Plus le développement des poumons, du cerveau et d’autres organes importants est avancé, plus le poids à la naissance est élevé et plus les paramètres vitaux tels que la régulation de la température et le taux de sucre dans le sang sont constants, moins la probabilité de déficience permanente est élevée.

La physiothérapie peut avoir une influence dans de nombreux domaines. Par exemple, on peut encore vous montrer en néonatologie, en tant que mère ou père, comment soutenir au mieux votre enfant, comment le toucher, le prendre et le tenir. La thérapie est toujours adaptée à l’âge et à l’état général de votre enfant. Il est important que vous vous sentiez compétent et sûr de vous pour vous occuper de votre enfant né prématurément. Vous apprendrez à observer et à interpréter les réactions de votre enfant. On vous montrera également comment créer une bonne position de départ, un bon moment, afin que votre enfant ait la possibilité de bouger librement avec variabilité dans différentes positions. C’est important pour l’apprentissage moteur et pour le développement complet de votre enfant.

Lorsque votre enfant est à la maison, vous apprendrez, dans le cadre de la physiothérapie ambulatoire, comment vous pouvez continuer à aider votre enfant à exercer diverses aptitudes motrices et régulatrices (motricité globale et fine, dextérité, concentration, attention) et comment vous pouvez adapter au mieux ces aptitudes au stade de développement de votre enfant. Si nécessaire, les priorités ou objectifs communs sont discutés en échange avec d’autres domaines tels que la puériculture, d’autres thérapies, avec le pédiatre et, si nécessaire, plus tard avec l’école. Il sera ainsi possible d’aider votre enfant à mener une vie aussi normale que possible et à obtenir la meilleure participation et la meilleure qualité de vie possible.

L'enfant «hypotonique»

« Hypotonie » signifie peu de tension. Le diagnostic « hypotonie » décrit un enfant qui a peu de tension corporelle. L’hypotonie peut survenir en relation avec différents tableaux cliniques. Il s’agit, par exemple, de maladies du système neuromusculaire ou du système nerveux central. L’hypotonie peut également être le résultat de maladies génétiques ou métaboliques. Il y a aussi beaucoup d’enfants qui ont peu de tonus musculaire sans qu’on ne puisse déterminer la raison.

En général, les parents ou le pédiatre remarquent que le bébé a des difficultés à prendre différentes positions ou ne peut pas se déplacer de manière autonome sur le sol.

Par rapport aux enfants du même âge, il semble se développer plus lentement.

En fonction de la gravité de l’hypotonie, l’enfant est ensuite orienté vers la physiothérapie pour un soutien au développement.

L’objectif de la physiothérapie est de soutenir le développement de l’enfant, de rendre son environnement suffisamment intéressant pour lui donner envie de bouger malgré ses difficultés et de voir avec les parents comment cela peut être appliqué dans la vie de tous les jours. Selon la raison et la cause de l’hypotonie, la physiothérapie est pratiquée chaque semaine au début et plus tard à intervalles plus importants.

Une stimulation motrice précoce s’est avérée utile pour l’enfant et la famille, tant dans la pratique que dans la recherche.

L’accompagnement de l’enfant dans son développement et de sa famile, ainsi que l’échange avec les professionnels impliqués, sont des composantes centrales de la physiothérapie pour les enfants souffrant d’hypotonie.

Incontinence

Le développement de la coordination plancher pelvien – vessie a son propre calendrier et est pratiquement indépendant du développement moteur ou mental de l’enfant.

Boire en quantité insuffisante, un mauvais comportement aux toilettes, des problèmes de perception du corps – tout cela peut entraîner un problème de coordination entre la vessie et le plancher pelvien. Il en résulte une incontinence (pertes d’urine pendant la journée), des visites fréquentes aux toilettes ou une augmentation des infections urinaires. Alors que la vessie du bébé se vide immédiatement dès qu’elle est un peu remplie, le petit enfant sent que sa vessie est pleine, mais il n’est pas encore capable de contrôler et de coordonner la vidange. Ce n’est que plus tard que l’enfant apprend à contrôler le stockage volontaire de l’urine dans la vessie ou à contrôler la vidange. À l’âge de 4 ans, 98 % des filles et 88 % des garçons sont propre pendant la journée. La nuit, 85% des enfants de 5 ans sont propre. (Wilhelm-Bals A., 2010)

Dans le cadre de la physiothérapie du plancher pelvien, la physiothérapeute pédiatrique spécialisée en rééducation du plancher pelvien identifie le problème. Un bon comportement en matière de boisson et de miction est développé, la conscience du corps et la respiration sont entraînées et l’activité des muscles du plancher pelvien régulées. Ceux-ci peuvent être trop faibles ou trop tendus ou simplement fonctionner de manière non coordonnée.

Un traitement physiothérapeutique pour enfants garantit que l’enfant est pris en charge en fonction de son âge et de son développement. La coopération de l’enfant et le soutien positif des parents sont des conditions préalables importantes à la réussite de la thérapie.

Les problèmes de continence fécale peuvent avoir des causes diverses. Les plus courants sont la constipation chronique, une musculature du plancher pelvien non coordonnée ou un problème de perception du corps. La thérapie du plancher pelvien peut également être utile dans ce domaine.

Les physiothérapeutes pédiatriques spécialisés sont marqués Bebo dans notre annuaire.

Pieds bots

Avec 1 personne atteinte pour 1000 nouveau-nés, le pied bot est l’une des déformations congénitales les plus courantes. Dans environ 50 % des cas, un pied bot se présente des deux côtés. Il y a un cumul familial et les garçons sont plus fréquemment touchés que les filles.

Le pied bot est une déformation complexe, tridimensionnelle, et se compose de plusieurs éléments : Malposition du milieu et de l’avant-pied (adductus et supinatus), pied creux (cavus) et pied équin (equinus). Comme un enfant ayant un pied bot présente un risque accru de trouble de la maturation de la hanche, les chirurgiens orthopédistes pédiatriques recommandent une échographie de la hanche le plus tôt possible.

L’objectif du traitement est d’obtenir un pied d’apparence normale, fonctionnel, indolore, avec une mobilité et une capacité de charge suffisantes. Le traitement conservateur (physiothérapie, plâtre, attelle) est la première priorité du traitement du pied bot. Si la correction est insuffisante, une correction chirurgicale est nécessaire. Étant donné que le pied peut être corrigé de manière conservatrice immédiatement après la naissance, nous nous efforçons de commencer la thérapie le plus tôt possible. Une coopération étroite entre la physiothérapie et l’orthopédie pédiatrique est nécessaire et indispensable.

Au début, la physiothérapie consiste principalement à mobiliser les structures adhérées et raccourcies et à activer les chaînes de fonctions musculaires et les groupes de muscles affaiblis (pronateurs et releveurs de pied). À mesure que l’enfant grandit et devient plus mature, l’accent est mis de plus en plus sur l’entraînement actif de l’axe des jambes et des pieds, de l’équilibre, du saut et de la marche. La physiothérapeute conseille les familles sur l’entretien des chaussures, les activités de loisirs et les sports appropriés.

Comme il existe un risque de détérioration ou de récidive en cours de croissance, les enfants sont accompagnés par un physiothérapeute pendant une longue période.

Le pied plat de l’enfant

Le pied plat est une malposition acquise du pied dans laquelle le talon est incliné vers l’extérieur (valgus de l’arrière-pied), la voûte longitudinale du pied s’efface et l’avant-pied dévie vers l’extérieur (pronation de l’avant-pied).

On tient compte de la mobilité du pied pour distinguer le pied plat souple et le pied plat rigide. Le pied plat souple ressemble à un pied normal lorsqu’il est déchargé. En position debout, il présente la forme typique mentionnée ci-dessus. Classiquement, le pied plat souple peut être provoqué ou corrigé manuellement. Lorsque l’on se tient sur la pointe des pieds, le talon s’incline vers l’intérieur (arrière-pied varus) et la voûte longitudinale du pied se redresse. Le pied plat rigide garde ses caractéristiques même en décharge et peut difficilement être corrigé manuellement.

Chez les nouveau-nés, le pied plat est très rare (environ 1:10000 nouveau-nés).

La raison la plus courante est le talus vertical. Il s’agit d’une malposition rigide congénitale due à l’articulation subtalaire (articulation postérieure inférieure de la cheville) avec raccourcissement du tendon d’Achille. Un traitement immédiat est nécessaire.

Chez les bébés et les jeunes enfants, le pied plat est une phase de développement du pied normal (pied plat de la petite enfance), qui ne nécessite pas de traitement. Les pieds plats se manifestent également par des maladies neurologiques (par exemple, paralysie cérébrale, maladie syndromique), musculaires (par exemple, myopathies congénitales), neuro-musculaires (par exemple, dystrophie musculaire) ou même des maladies du tissu conjonctif.

Les pieds plats nécessitent un traitement contre la douleur, la rigidité, l’hypotonie musculaire, la faiblesse des muscles du pied et du mollet et le raccourcissement des muscles du mollet. Selon les cas, la physiothérapie comprend la mobilisation structurelle, des exercices de renforcement des muscles du pied et du mollet, l’étirement des muscles du mollet, l’entraînement des axes de la jambe, une éventuelle thérapie par bandes (Tape) et des conseils sur l’entretien des chaussures.

Les formes de soutien dans les chaussures sont controversées, car elles peuvent soulager la douleur, mais ne corrigent pas le pied plat. Les orthèses sont utilisées pour les maladies neuro-musculaires. S’il n’y a pas d’amélioration, l’indication d’une intervention chirurgicale se présente.

L’objectif du traitement est d’obtenir un pied droit, résistant à la charge et non-douloureux.

Maladies musculaires

Le terme « maladies musculaires » est utilisé pour décrire les maladies neuromusculaires. Elles entraînent souvent des limitations physiques et une réduction de l’espérance de vie. Il existe environ 800 formes de maladies neuromusculaires.

La maladie la plus fréquente chez les enfants est la dystrophie musculaire de Duchenne. Un garçon sur 3500 est touché par cette maladie. Il s’agit d’une maladie héréditaire qui touche presque exclusivement les garçons. Chez les patients atteints de la maladie de Duchenne, la protéine dystrophine est absente, ce qui a pour conséquence de détruire les fibres musculaires et d’altérer leur fonction. La maladie devient clairement visible entre la deuxième et la cinquième année de vie. À mesure que la maladie progresse, la faiblesse musculaire s’étend aux bras et au tronc.

Dès l’enfance, la physiothérapie et l’ergothérapie sont utilisées pour maintenir la mobilité, la force et la motricité fine aussi longtemps que possible. Néanmoins, de nombreux enfants atteints de la maladie de Duchenne sont dépendants d’un fauteuil roulant dès l’âge de l’école primaire. Avec la perte de la capacité à marcher, la colonne vertébrale commence à se courber (scoliose), ce qui doit souvent être corrigé par une intervention chirurgicale. En raison de la faiblesse musculaire progressive, le volume des poumons diminue avec l’âge. Les mesures de la saturation en oxygène fournissent des informations sur le moment où un appareil d’aide respiratoire doit être utilisé.

L’atrophie musculaire spinale (SMA) est une maladie héréditaire qui affecte les cellules nerveuses qui contrôlent le mouvement. La conséquence est une faiblesse musculaire croissante. Elle se produit chez un nouveau-né sur six à dix mille. La SMA se divise en quatre types différents.

Type I: La maladie commence pendant le développement dans l’utérus ou pendant les trois premiers mois de la vie. Le cours est sévère et l’espérance de vie est très limitée.

Type II: est la forme la plus courante de SMA. La maladie commence dès la première année de vie. La plupart des personnes touchées apprennent à se tenir debout ou à marcher avec un soutien.

Type III: Les personnes atteintes ont un bon pronostic et apprennent à se tenir debout et à marcher.

Type IV: également appelé SMA adulte, car la maladie débute à l’âge de plus de 30 ans. L’évolution de la maladie n’affecte pas l’espérance de vie.

Le diagnostic est généralement posé immédiatement après la naissance si les symptômes spécifiques sont observés. La faiblesse musculaire n’est souvent pas progressive. Des améliorations fonctionnelles peuvent même être observées, mais elles sont compensées par la croissance et la prise de poids. Le pronostic à long terme dépend de l’implication des muscles respiratoires.

Les symptômes de la SMA peuvent être influencés par les médicaments. Depuis 2017, le Spinraza est utilisé pour corriger la transcription du gène défectueux. De bons résultats sont observés chez les très jeunes patients. En outre, le Zolgensma a été utilisé pour la première fois aux États-Unis en mai 2019. La thérapie n’est pas encore approuvée en Suisse. Toutefois, l’OFAS peut approuver une demande dans des cas individuels (statut juillet 2020). En plus de la thérapie médicamenteuse, les enfants concernés bénéficient d’une physiothérapie spécifique à l’enfant. Les enfants atteints de SMA nécessitent souvent aussi une intervention chirurgicale sur la colonne vertébrale, l’utilisation de sondes PEG pour assurer la nutrition ou même une trachéotomie pour assurer la ventilation.

Des physiothérapeutes pédiatriques spécialisés ne se contentent pas de réaliser les traitements physiothérapeutiques, mais soutiennent également les familles touchées par le sida et sont à leur disposition pour répondre à leurs questions quotidiennes.

Ostéogénèse imparfaite

La maladie des os de verre, appelée ostéogenèse imparfaite (OI), est une maladie héréditaire qui se manifeste de nombreuses façons différentes. Environ 1 nouveau-né sur 10 000 est atteint de la maladie d’OI.

Le tableau clinique se caractérise par une fragilité et une déformabilité accrues des os, qui se manifestent par une variété de fractures spontanées, mais aussi par des troubles de la croissance et des modifications du tissu conjonctif à l’extérieur des os. Par conséquent, les reins, le cœur, les poumons, l’ouïe et les yeux doivent également être contrôlés régulièrement.

L’ostéogenèse imparfaite est divisée en cinq types, selon le mode de transmission et la gravité de la maladie. Il convient toutefois de noter que la gravité de la maladie est très variable et que, par conséquent, les patients ne peuvent pas toujours être clairement affectés à un type de maladie. Les formes graves présentent déjà des premières fractures et déformations intra-utérines et, chez les enfants en bas âge, des fractures multiples sans traumatisme apparent. Les formes légères, en revanche, peuvent se manifester uniquement au début de l’âge adulte par l’ostéoporose.

Le traitement de l’ostéogenèse imparfaite nécessite une équipe pluridisciplinaire de chirurgiens orthopédiques spécialisés, d’internistes, de pédiatres et de physiothérapeutes.

La thérapie aux bisphosphonates est considérée comme la thérapie standard pour les formes graves, mais ne peut pas mener à la guérison. En outre, il faut éviter un manque de vitamine D et de calcium, car ce sont des matériaux de construction importants pour les os. La chirurgie orthopédique pour corriger les déformations osseuses et prévenir les fractures des longs os tubulaires est souvent indispensable.

La tâche de la physiothérapie est complexe et change avec le développement de l’enfant. La physiothérapie précoce a pour but de renforcer l’autonomie, de constituer un tissu musculaire de soutien, de réduire les mauvaises postures et de diminuer le risque de chute, ce qui permet de prévenir les blessures. Il est également très important pour toutes les personnes concernées qui dépendent de moyens auxiliaires tels que des déambulateurs, des cannes ou des fauteuils roulants, d’apprendre à les utiliser de manière autonome.

Plagiocéphalie

Si votre enfant présente un aplatissement unilatéral de l’arrière de la tête, qu’une oreille est déplacée vers l’avant, qu’un œil est plus grand que l’autre, que peut-être même la moitié du visage est plus grande que l’autre, alors votre enfant présente une asymétrie crânienne.

Cette asymétrie est décrite comme une plagiocéphalie (tête tordue).

La brachycéphalie (aplatissement de l’arrière de la tête) est un aplatissement global de l’arrière de la tête, qui se traduit par une diminution de la longueur de la tête et une augmentation de sa largeur.

Cette asymétrie crânienne peut avoir des causes diverses. Pendant la grossesse, par exemple, lorsque le bébé est resté longtemps couché dans la même position et que la tête a pressé trop fermement contre les côtes ou le bassin, ou lors de grossesses multiples par manque de place.

Certains processus de la naissance peuvent également entraîner une asymétrie crânienne chez votre bébé. Un accouchement très rapide, ou un accouchement très long, un accouchement par ventouse, ou un accouchement par forceps ou césarienne peuvent déclencher certains mécanismes qui peuvent conduire à une asymétrie crânienne.

Après la naissance, certaines asymétries crâniennes disparaissent au cours des quatre premières semaines. Souvent, votre bébé acquiert une tête déformée. Les bébés particulièrement lourds et les garçons plus que les filles sont plus concernés. Quand le bébé est couché sur le dos, il a tendance à tourner la tête toujours du même côté.

En même temps, vous observez d’autres symptômes, par exemple, votre bébé pleure sans que vous n’en compreniez la raison. Il se peut que vous ne puissiez pas le mettre sur le dos du tout ou seulement brièvement. Pour l’endormir, vous le portez pendant des heures. Quand vous voulez le mettre dans le siège auto, il montre un comportement clairement défensif. Il boit mal au sein ou à la bouteille, il refuse la lolette. Il se tortille beaucoup et fort et il renvoie encore et encore, parfois même une heure après le repas. Il refuse d’être couché sur le ventre lorsqu’il est éveillé. Après un certain temps, des coliques peuvent se développer.

Si votre bébé est atteint de plagiocéphalie ou de brachycéphalie, la physiothérapie pour enfants peut vous aider. La thérapeute travaillera avec vous et votre bébé pour savoir comment porter et coucher votre bébé, par exemple. Votre bébé peut avoir des tensions qui peuvent être soulagées par un traitement doux. Dans tous les cas, le traitement est indolore pour votre bébé. La gravité de l’asymétrie crânienne détermine la durée du traitement en physiothérapie pédiatrique. Le port du casque n’est recommandé qu’en cas de plagiocéphalie grave. Votre physiothérapeute pédiatrique vous conseillera et vous accompagnera également dans ce cas.

Paralysie périnatale

La paralysie périnatale du plexus brachial est provoquée par un traumatisme obstétrique du plexus brachial (plexus nerveux de la région du cou). Dans la paralysie du plexus supérieur, le bras affecté pend le long du corps, dans une position détendue du coude, la flexion du coude n’est pas possible et le bras est spontanément tourné vers l’intérieur. Si les voies nerveuses qui innervent la main sont également touchées (paralysie du plexus inférieur), la main tombe du côté de la paume et le réflexe de préhension est absent. Dans le cas d’une paralysie du plexus inférieur (ou complet), en raison de connections nerveuses, on peut se trouver en présence d’un syndrome de Horner (paupière tombante et constriction de la pupille dans le même œil). On observe également dans 5% des cas, une altération de l’innervation du diaphragme, qui peut conduire à des problèmes respiratoires.

Le diagnostic de la paralysie du plexus brachial est basé sur les symptômes cliniques. Si, malgré le traitement, il n’y a pas de guérison complète ou étendue dans la période prévue, généralement dans les 6 mois, un diagnostic plus approfondi (imagerie et électrophysiologie) est nécessaire.

Lors de lésions graves du plexus brachial, les interventions de reconstruction dans les domaines de la chirurgie plastique et de la main, de la neurochirurgie et de l’orthopédie tentent de restaurer au mieux la fonction motrice et sensitive générale du membre supérieur, d’abord par une reconstruction microchirurgicale des nerfs et ensuite par des opérations secondaires dites de remplacement moteur.

Il est important pour l’enfant de bénéficier d’une physiothérapie permanente et constante avec une physiothérapeute pour enfants spécialisée. Les concepts de thérapie neurophysiologique selon Bobath/NDT et/ou Vojta sont recommandés. Dans la recherche de physiothérapeute de Physiopaed (lien), cette spécialisation est signalée par Bobath/Vojta.

Les objectifs de la physiothérapie sont les suivants: Développer et maintenir les fonctions musculaires, éviter le raccourcissement des muscles (contractures) et les restrictions de mouvement, stimuler les muscles affectés de la meilleure façon possible, soutenir le développement neuromoteur et éviter les asymétries et les mauvaises postures.

Les parents sont encouragés par le thérapeute à effectuer les exercices plusieurs fois par jour à la maison, car c’est le seul moyen de parvenir à un développement musculaire satisfaisant et à une récupération de la fonction des voies nerveuses. Les exercices doivent être adaptés au fur à mesure au développement actuel de l’enfant. Le physiothérapeute donnera également aux parents des instructions sur la manière de positionner et de manipuler l’enfant afin d’éviter d’endommager davantage le plexus par une mauvaise manipulation.

Traumatisme craniocérébral

Un traumatisme craniocérébral peut survenir à tout âge. La cause est généralement un accident (par exemple, dans la circulation, au travail ou pendant le sport) ou une chute (par exemple, d’une grande hauteur). Un choc violent à la tête peut blesser le cerveau, les os du crâne, les vaisseaux et les méninges. Les conséquences d’un traumatisme craniocérébral dépendent de la gravité de la blessure. Les blessures mineures ne laissent souvent aucun dommage permanent, tandis que les blessures graves peuvent entraîner la mort.

Les symptômes dépendent de la gravité de la blessure. On distingue les traumatismes craniocérébraux légers, modérés et graves. Les traumatismes mineurs sont souvent appelés commotions cérébrales. Elles s’accompagnent de perturbations à court terme des fonctions cérébrales (les symptômes comprennent une brève perte de conscience, une désorientation, des vertiges, des troubles visuels, des maux de tête, des difficultés de concentration, des nausées).

Un traumatisme craniocérébral modéré à grave entraîne généralement une perte de conscience prolongée, pouvant aller jusqu’au coma durant des mois ou des années. Les symptômes à long terme, tels que la paralysie ou les troubles cognitifs, sont les conséquences d’une hémorragie et/ou d’un œdème du cerveau, qui perturbent l’apport d’oxygène aux cellules cérébrales. C’est généralement le cas en cas de traumatisme craniocérébral grave.

Un enfant qui a subi un traumatisme craniocérébral modéré ou grave est généralement placé en réadaptation en milieu hospitalier pendant plusieurs mois. Dans une équipe interdisciplinaire (médecins, personnel infirmier, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, physiothérapeutes, les thérapeutes sportifs scolaires,) les objectifs du traitement sont fixés avec l’enfant et les parents. En fonction des difficultés que l’enfant rencontre dans la vie quotidienne et de l’objectif du traitement, la réadaptation est axée sur une ou plusieurs formes de thérapie. L’objectif général est toujours que l’enfant puisse atteindre le plus d’indépendance possible dans sa vie quotidienne.

La physiothérapie après un traumatisme craniocérébral joue souvent un rôle important car, dans de nombreux cas, les capacités motrices sont limitées. L’objectif de la physiothérapie est de renforcer le système cardiovasculaire et de reconstruire la force, car le corps est très faible après un coma prolongé. La motricité globale (marche, locomotion en fauteuil roulant ou avec d’autres aides) est entraînée ou réapprise et les activités quotidiennes sont exercées. La physiothérapie peut se dérouler dans la chambre du patient, dans les salles de thérapie, en plein air, dans l’eau ou à cheval (hippothérapie). L’accent est toujours mis sur l’enfant et sa famille et leurs besoins.

Même après une réadaptation en milieu hospitalier, il est souvent nécessaire pour un enfant de suivre régulièrement une physiothérapie après un traumatisme craniocérébral.

La thérapie est planifiée et exécutée en fonction du problème et de l’objectif thérapeutique qui en découle.

Scoliose

La scoliose est une courbure latérale de la colonne vertébrale avec une torsion des corps vertébraux. On distingue les rares scolioses congénitales (par exemple une hémi vertèbre) des scolioses acquises, beaucoup plus courantes. Dans plus de 80 % des cas, la cause est inconnue et on parle de scolioses idiopathiques. Elles sont le plus souvent diagnostiquées après l’âge de 10 ans et sont connues sous le nom de scolioses idiopathiques de l’adolescent (SIA).

Il y a généralement des antécédents familiaux et les filles sont plus souvent touchées que les garçons.

Depuis quelques années, les scolioses sont divisées en « scolioses à début précoce » (diagnostic avant l’âge de 10 ans) et « scolioses à début tardif » (diagnostic après l’âge de 10 ans) selon le moment du diagnostic.

La scoliose ne provoque généralement aucune douleur. Comme il s’agit dans la plupart des cas d’un trouble de la croissance de la colonne vertébrale, la courbure peut progresser au fur et à mesure de la croissance de la colonne.

La physiothérapie fait partie intégrante du traitement. On apprend à faire des exercices pour corriger la courbure de la meilleure façon possible en renforçant les muscles et en s’appuyant sur la respiration. Ces exercices doivent également être effectués régulièrement à la maison. La physiothérapie doit être effectuée par une thérapeute spécialisée dans ce domaine.

Si la courbure est plus sévère, une thérapie par corset est mise en place, la physiothérapie reste une partie intégrante du traitement. Le traitement conservateur est effectué le plus longtemps possible. Si l’angle est supérieur à 50°, une correction chirurgicale est envisagée. Cette opération doit être effectuée dans une clinique spécialisée.

Un deuxième grand groupe de scolioses acquises concerne les scolioses neuromusculaires. Les personnes les plus fréquemment touchées sont les patients atteints d’infirmité motrice cérébrale (IMC). Plus le handicap physique est grave, plus la probabilité de développer une scoliose est grande. L’efficacité des corsets chez les patients IMC atteints de scoliose est controversée, mais ils sont encore utilisés régulièrement. La stabilisation chirurgicale est souvent inévitable à mesure que la déformation progresse. Les courbures généralement longues et raides ne peuvent être corrigées de façon permanente que par une fixation étendue appelée spondylodèse par instrumentation.

En raison des maladies associées, l’opérabilité de ces patients doit être clarifiée à l’avance dans le cadre de consultation interdisciplinaire.

La détection précoce des troubles de la croissance de la colonne vertébrale est très importante afin de pouvoir effectuer un traitement optimal et, si possible, non chirurgical, quelle que soit la cause de la scoliose.

Spina bifida

La spina-bifida est une anomalie du tube neural, une fermeture incomplète de la colonne vertébrale pendant le développement embryonnaire. Les raisons de cette situation ne sont pas entièrement comprises, mais il a été démontré qu’une carence en acide folique chez la mère pendant la grossesse augmente le risque de ce trouble du développement.

Il existe différents types et degrés de gravité de cette malformation. Le défaut peut être caché ou apparent. Un enfant atteint de spina bifida ouvert (spina bifida aperta) doit généralement être traité chirurgicalement immédiatement après la naissance. Parfois, des opérations appropriées sont également pratiquées dans l’utérus.

Les conséquences d’une anomalie du tube neural varient de l’absence de symptômes à la paraplégie. A la base, les nerfs, et donc les muscles et le système sensoriel en dessous de la malformation, sont affectés. Selon l’importance de la lésion, la fonction intestinale et/ou vésicale peut également être restreinte ou absente.

Il peut aussi y avoir un trouble de l’écoulement du liquide céphalo-rachidien, qui se situe autour de la moelle épinière, ce qui peut conduire à une hydrocéphalie (trouble de l’écoulement du liquide céphalo-rachidien) et à une atteinte cérébrale. Ce problème est traité par l’insertion d’un écoulement parallèle (shunt).

Le traitement physiothérapeutique des enfants atteints de spina-bifida est aussi varié et individuel que le diagnostic. L’objectif principal est de permettre à l’enfant d’atteindre la meilleure indépendance possible. En fonction de la gravité de l’atteinte, l’entraînement aux activités quotidiennes nécessite également l’adaptation et l’organisation de moyens auxiliaires (fauteuil roulant, orthèses).

La douleur peut devenir un problème lorsque la paralysie des jambes induit des mouvements de compensation par exemple dans le bas du dos lors de la marche.

Surpoids

Le surpoids (obésité) est un trouble alimentaire et métabolique complexe et multifactoriel. On parle en général, lors de surpoids, d’un équilibre perturbé entre l’apport en énergie et sa consommation.

L’indice de masse corporelle ou Body-Mass-Index (BMI) est généralement utilisé pour déterminer le surpoids, car il est facile à calculer et utiliser. D’autres méthodes comme la mesure de l’épaisseur des plis de peau ou l’utilisation de moyens techniques sont certainement plus fiables pour des diagnostics individuels.

Chez un adulte on parle des surpoids lors d’un BMI de 25 et d’obésité (fort surpoids) lors d’un BMI de 30. Ces valeurs ne sont pas utilisables pour les enfants et adolescents, car le rapport entre le poids et la taille varie durant la croissance. C’est pourquoi il existe, pour les enfants et adolescents, des normes de BMI spécifiques à l’âge, appelées percentiles. Le pédiatre utilise des courbes de croissance pour l’évaluation, selon lesquelles un BMI compris entre le 90e et le 97e percentile est classé comme surpoids et une valeur supérieure au 97e percentile comme obésité. Les valeurs standard du BMI en fonction de l’âge peuvent être consultées ici: https://gesundheitsfoerderung.ch/public-health/ernaehrung-und-bewegung-bei-kindern-und-jugendlichen/produkte-dienstleistungen/rechner-body-mass-index-bmi.html

Le surpoids et l’obésité peuvent avoir de nombreuses origines. Outre les habitudes alimentaires défavorables, le manque d’activité physique et la forte consommation accrue de médias, la prédisposition génétique joue également un rôle important. En outre, le bien-être psychologique et l’environnement familial et scolaire ont une influence non négligeable sur le développement du surpoids.

Le surpoids peut avoir de conséquences graves sur la santé des enfants et des adolescents s’il n’est pas traité. La pression artérielle augmente, les lipides sanguins et la glycémie se péjorent. Il peut s’ensuivre un diabète (Type 2).

Une surcharge de poids constante est néfaste pour les os et les articulations. Ces dernières s’usent prématurément. Les muscles ne sont plus aussi efficaces en raison du manque d’activité physique. En général, les performances physiques diminuent. Des symptômes similaires à de l’asthme (p.ex. essoufflement) résultent de la surcharge pondérale.

Ces enfants et adolescents sont souvent victimes de moqueries à cause de leurs possibilités de mouvement réduites et de leur apparence physique. Cela peut avoir une influence négative sur l’estime de soi et conduire plus tard à l’anxiété, à des troubles d’apprentissage et à la dépression.

Les physiothérapeutes en pédiatrie ne traitent pas seulement de troubles associés ou dérivés, mais encadrent également les enfants et les adolescents ainsi que leurs familles en ce qui concerne les activités physiques et le comportement individuel pendant les loisirs – par exemple l’intégration dans des clubs et des groupes sportifs ou l’organisation de places dans des camps sportifs spécifiques pour les enfants et les adolescents en surpoids.

Paralysie cérébrale

Le terme de paralysie cérébrale est un terme général qui désigne diverses déficiences dues à des lésions cérébrales survenues dans l’utérus, à la naissance ou au cours des premières années de la vie. Entre autres, le manque d’oxygène, les accidents, les inflammations causées par des virus ou des bactéries peuvent endommager le cerveau. Selon la localisation et l’étendue des dommages, les conséquences sont des troubles du mouvement plus ou moins graves, des limitations cognitives, une altération de la perception sensorielle, de la vision et/ou de l’audition. L’épilepsie peut également survenir.

Le trouble du mouvement peut présenter une tension musculaire élevée (spasticité), qui se manifeste soit dans les muscles de l’ensemble du corps, soit d’un côté du corps, soit uniquement dans les muscles des jambes. Cette tension musculaire (tonicité) élevée, souvent brusque, rend difficile pour l’enfant paralysé cérébral l’exécution de mouvements précis et performant. La tension corporelle peut également être très basse et rendre les mouvements difficiles, voire impossibles. Un tremblement (tremor, ataxie) peut également se produire. Selon la gravité de l’atteinte, un enfant paralysé cérébral est un piéton indépendant, peut marcher avec un moyen auxiliaire (déambulateur, cannes), se déplace en fauteuil roulant manuel ou électrique ou dépend d’un fauteuil roulant passif.

La paralysie cérébrale n’est pas guérissable. L’objectif premier de tout traitement est l’acquisition d’une indépendance aussi grande que possible dans la vie.

Idéalement, le traitement est effectué par une équipe interdisciplinaire (médecin, ergothérapeute, orthophoniste, physiothérapeute) et en étroite collaboration avec l’enfant, sa famille et les autres personnes qui s’occupent de lui, par exemple à l’école.

En fonction de l’objectif du traitement, l’une ou l’autre des thérapies a une priorité temporaire.

La tâche de la physiothérapie est de soutenir l’enfant dans le développement de ses mouvements, de proposer et de promouvoir des variations de mouvements. Différents concepts de thérapie (par exemple NDT Bobath, Vojta, COPCA) sont appliqués. Comme les possibilités restreintes de mouvement d’un enfant atteint de paralysie cérébrale peuvent entraîner des conséquences à long terme telles que des contractures et des déformations, on utilise également des techniques manuelles, des étirements et des exercices de musculation.

Il se peut également que des semelles, des attelles (orthèses) pour les pieds ou les jambes ou des corsets soient nécessaires pour contrecarrer les modifications dans les muscles et les articulations dues au répertoire de mouvements restreint et ainsi faciliter la mise en station debout de l’enfant, voire sa marche, par exemple. L’ajustement et la vérification de ces aides se font en coopération avec le service de technologie orthopédique et sont généralement sous la responsabilité du physiothérapeute.

Pour plus d’informations : www.cerebral.ch

Fibrose kystique

La mucoviscidose est une maladie héréditaire qui rend plus visqueuses les sécrétions formées dans différentes régions du corps.

Le diagnostic est établi sur la base d’un dépistage précoce chez le nouveau-né et est confirmé par un test de sueur. Ainsi, on sait déjà en bas âge quand un enfant souffre de mucoviscidose.

Comme les poumons sont aussi concernés par ces sécrétions visqueuses, les enfants sont orientés très tôt vers une physiothérapie spécialisée (thérapie respiratoire pédiatrique). La physiothérapie doit être commencée tôt et adaptée à la gravité de la maladie. L’accompagnement physiothérapeutique de la famille avec un enfant atteint est recommandé dans tous les cas.

La tâche de la physiothérapie est complexe et change avec le développement de l’enfant. Dans les premières années de la vie, l’objectif est d’accompagner les parents. Une bonne connaissance du diagnostic vous aide à bien connaître votre enfant, avec ses points forts et ses points faibles liés au diagnostic, et à reconnaître assez tôt les symptômes d’une infection des voies respiratoires. En même temps, l’instruction de l’inhalation régulière avec l’enfant est mise en place. Plus tard, à l’âge scolaire, l’enfant lui-même devrait acquérir des connaissances sur son corps et la maladie.

Dans le cadre de la physiothérapie, l’enfant est accompagné dans la prise en charge progressive autonome du nettoyage de ses poumons. L’augmentation de la toux et du travail respiratoire met à rude épreuve certaines zones de l’appareil locomoteur. En thérapie, le dos et les muscles sont donc régulièrement contrôlés.

Le sport est un facteur important dans le traitement de la mucoviscidose. La physiothérapeute pour enfants vous conseille volontiers.

Dans la mesure du possible, il est recommandé de consulter une physiothérapeute ayant reçu une formation spéciale en respiration. Elle est bien formée et connaît les meilleures interventions thérapeutiques possibles et l’évolution de la maladie. Dans la recherche de physiothérapeutes de Physiopaed (lien), cette spécialisation est signalée par AD.

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